
Destination Rabat
Capitale administrative du royaume, c’est une ville chargée
d’Histoire. Sa situation sur le front Atlantique, à
l’embouchure du fleuve Bou-Regreg lui confère un
air de cité estivale.
La
mosquée Tour Hassan, sœur de la Giralda à
Séville et de la Koutoubia à Marrakech, veille du
haut de ses 44 mètres sur toute la vallée du fleuve.
Son faite inachevé semble défier le temps.
Sur le terre-plein jouxtant l’ancienne
mosquée, se dresse le Mausolée Mohammed
V ; un chef-d’oeuvre d’architecture où
la main de l’artisan marocain s’est égarée.
Les dynasties, qui ont au cours des siècles
guidé le pays, ont construit et consolidé d’imposantes
murailles afin de prémunir la ville des attaques ennemies.
La
Casbah des Oudayas, avec ses vieux remparts hérissés
de créneaux, ses jardins andalous qui embaume la rose et
le jasmin, son musée consacré au vestimentaire marocain
à travers les âges, ses ruelles creusées dans
le roc et ses maisons pittoresques, laissent le visiteur subjugué,
longtemps rêveur.
Les terrasses ombragées des cafés
maures et les magasins d’artisanat s’alignent dans
les rues de la Médina. La ruelle qui abrite les échoppes
des maroquiniers est couverte de treuillages de roseaux. A sa
sortie, on est ébloui par le soleil et par les couleurs
resplendissantes des tapis de Rabat dont la renommée n’est
plus à refaire. Ces tapis peuvent aussi être addmirés
au musée des arts marocains et au musée de l’artisanat
aux côtés des céramiques de Safi, de Salé
et des broderies de Fès.

La ville de Rabat séduit aussi par son
ciel toujours bleu, ses larges avenues, ses jardins verdoyants
et ses remparts où nichent des cigognes. A la sortie de
la porte des Zaërs, située à l’Est de
la ville, on aperçoit le site historique de Chellah
où les vestiges d’une cité romaine côtoie
les riches tombes des rois mérinides.